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La Fondation Cole continue

de supporter la communauté montréalaise impliquée dans la recherche médicale et dans les activités théâtrale.

La Fondation Cole continue d’encourager le dialogue théâtral entre les communautés culturelles de Montréal par les subventions à vingt compagnies pour financer leurs prochaines saisons.

MONTRÉAL, 24 mars 2016 – La Fondation Cole est fière de dévoiler le nom des lauréats des plus récentes subventions du programme Conversations interculturelles – Intercultural Conversations, un programme créé pour favoriser une meilleure compréhension de la mosaïque culturelle de Montréal par la présentation de pièces de théâtre professionnelles mettant en scène les communautés culturelles et leurs histoires. Selon Barry Cole, président et chef du conseil d’administration de la Fondation Cole, « la présentation d’œuvres dramaturgiques favorise une plus grande harmonie sociale entre les communautés culturelles de Montréal ». Trois types de dialogue interculturel sont pris en compte : des pièces qui présentent un dialogue entre plus d’une communauté culturelle ; des pièces dans lesquelles on ne retrouve qu’une seule communauté culturelle – le dialogue s’engage alors avec l’auditoire ; et des pièces qui illustrent le caractère unique de la communauté francophone ou de la communauté anglophone du Québec, et ce, dans l’autre langue.

Il est motivant de voir que les conversations interculturelles sont un sujet brûlant d’actualité, comme en témoignent les discussions animées sur l’affaire du blackface au Théâtre Rideau Vert ainsi que la présentation de conférences sur le racisme (Centre des auteurs dramatiques) et la diversité (Conseil québécois du théâtre). La reconnaissance et la dynamique de ces conversations prennent un nouvel élan alors que des compagnies théâtrales d’envergure et bien établies, dont le Centaur et Duceppe, font des demandes de subvention, ce qui aide à promouvoir la cause à plus grande échelle. Autre facteur encourageant, le nombre de nouveaux candidats et de nouvelles compagnies de théâtre jeunesse ne cesse d’augmenter.

Compagnies retenues cette année

Tout comme le théâtre est le miroir de la société, le programme de subventions CI-IC reflète les changements du paysage culturel au fil des années, marquant l’évolution de notre sensibilité artistique. Les nouvelles pièces cette année traitent des effets de la radicalisation, du profilage racial, d’une conversation féministe entre chrétiens et musulmans, de l’avortement sélectif selon le sexe et de collectivités méconnues du Grand Nord. Quant aux candidats déjà encensés qui présentent une nouvelle demande, leur message est toujours aussi fort : la dramaturge Sarah Berthiaume continue à nous offrir des histoires poignantes et percutantes, Annabel Soutar traite de sujets d’actualité que nous ne pouvons ignorer et Marcus Youssef inspire et éclaire les enfants. Les demandes provenant de compagnies de théâtre jeunesse sont d’ailleurs une source d’encouragement pour Barry Cole. « Ce type de soutien procure des retombées durables en permettant de transmettre des valeurs importantes aux enfants et de présenter des pièces dans les écoles pendant plusieurs années », dit-il. Il se réjouit également de suivre la trajectoire d’une importante pièce interculturelle. « La Fondation a appuyé la création de la pièce de Porte Parole sur Fredy Villanueva, et j’ai hâte de voir le résultat final. »

Subventions de CRÉATION : Black Theatre Workshop – A Tale of Two Islands de Christine Rodrigues ; Geordie Productions – Radical de Marcus Youssef ; Mise au jeu – Là pour rester, création collective ; Teesri Duniya Theatre – Missing Girl de Rahul Varma et Théâtre Bluff – Antioche de Sarah Berthiaume.

Subventions de PRODUCTION : L’Acteur en Marche – Karma de Mohsen El Gharbi ; Black Theatre Workshop – Angelique de Lorena Gale et Bluenose d’Emil Sher ; Centaur Theatre – You Will Remember Me de François Archambault ; Duceppe – Race de David Mamet ; Geordie Productions – Jabber de Marcus Youssef ; Imago Theatre – Donna de Stefano Massini (également lauréat d’une subvention de traduction) ; Mise au jeu – Féministe et croyante d’Alice Pascual ; Nouveau Théâtre – Ai-je du sang de dictateur ? de Didier Lucien ; Porte Parole – Fredy d’Annabel Soutar ; Productions Menuentakuan – Muliats, création collective ; Productions Onishka – Tsekan, création collective ; Talisman Theatre – Yukonstyle de Sarah Berthiaume ; Théâtre de l’Opsis – J’appelle mes frères de Jonas Hassen Khemiri ; Théâtre Incliné – Nordicité/Walking on the Circle de José Babin ; Théâtre I.N.K. – File d’attente de Marilyn Perreault (également lauréate d’une subvention de création) ; Théâtre La Chapelle – The Agokwe Collective de Waawaate Fobister ; Théâtre Motus – Rêves d’Izumi Ashizawa et Marco Collin (également lauréats d’une subvention de création) et Volte 21 – Les Électres des Amériques – Les phares de la mémoire d’Hanna Abd El Nour.

De nombreuses compagnies théâtrales conviennent de la nécessité d’un dialogue

Pour Marie-France Bruyère du Théâtre Motus, « cette importante contribution va nous permettre de réaliser un projet interculturel qui n’aurait pas pu avoir lieu autrement et d’y impliquer non seulement des artistes d’origines différentes, mais aussi des enfants d’ici et de la communauté innue de Mashteuiatsh ». Pour Mohsen El Gharbi de L’Acteur en Marche, « cette subvention est capitale, car elle nous servira de levier pour trouver le reste du financement dont nous avons absolument besoin. Elle montre aussi que nous avons une préoccupation commune au dialogue indifféremment de nos origines et que nous combattons la diabolisation de l’autre ». Selon le directeur artistique Rahul Varma, la Fondation a également consolidé la mission du Teesri Duniya Theatre. « Il n’y a pas de conversation interculturelle sans création interculturelle, dit-il. Ici, la subvention retourne aux sources de la création, c’est-à-dire à l’auteur dramatique. Nous pouvons maintenant créer des œuvres originales qui diversifient notre paysage littéraire, enrichissent notre tissu culturel et favorisent une meilleure compréhension. » Pour Sarah Chouinard-Poirier de Volte 21, le programme de subventions encourage d’autres partenaires à investir dans un théâtre audacieux, si nécessaire à l’enrichissement culturel dans une société saine et égalitaire. « En appuyant un tel projet, lequel fait la promotion de la diversité et donne tribune à des artistes de plusieurs disciplines, générations et horizons culturels, la Fondation Cole nous permet de croire qu’il est encore possible de créer des projets artistiques différents, qui nous offrent l’occasion de mettre sur la table les questions sociales et politiques importantes de notre temps », affirme-t-elle. Le directeur artistique Dean Fleming de Geordie Productions a présenté avec succès sa pièce primée Jabber aux États-Unis, où seulement 12 compagnies internationales ont été invitées. « En plus de nous réjouir de cette excellente nouvelle, dit-il, nous sommes heureux de poursuivre notre relation avec l’auteur dramatique Marcus Youssef, qui explore le monde d’un adolescent solitaire, obsédé par un groupe radical. » Avec son prochain spectacle, qui traite de la communauté haïtienne, « le Nouveau Théâtre Expérimental poursuit son mandat d’explorer les communautés culturelles de Montréal et de créer une discussion interculturelle saine et rassembleuse », indique la directrice générale Isabelle Gingras. Michel Dumont, directeur artistique de Duceppe, a pu offrir plus de 100 billets gratuits à des jeunes de différentes communautés culturelles. « C’est une chance unique de développer le public de demain et de faire en sorte que le théâtre demeure un lieu de rencontres et d’échanges pour mieux vivre ensemble », soutient-il. Joachim Tanguay du Théâtre Bluff accueille avec joie le précieux soutien de la Fondation qui permettra à Sarah Berthiaume de créer une nouvelle pièce, inspirée d’un reportage de Radio-Canada sur des cégépiens partis s’enrôler dans le djihad en Syrie. « Cette histoire d’une femme musulmane et de sa fille québécoise désabusée explore avec une grande sensibilité les causes réelles de l’endoctrinement et les perceptions des valeurs occidentales », dit-il.

La Fondation Cole en chiffres

La Fondation Cole est la seule fondation privée de Montréal offrant un programme de théâtre interculturel, qui remet aux compagnies théâtrales plus de 25 000 $ en subventions de production visant à modifier l’opinion publique. Le nombre de compagnies pouvant recevoir une subvention n’est pas établi au départ. Les plus récentes subventions, qui totalisent un montant record de 344 000 $ attribué à un nombre inégalé de candidats depuis la création du programme, permettront aux lauréats de financer les saisons 2016 à 2018. Cette année, la Fondation a reçu 40 demandes provenant de 35 compagnies, soit 23 en langue française et 12 en langue anglaise, une augmentation de 11 % par rapport à l’année précédente. Ces résultats comprennent 3 productions des Premières Nations, dont 2 sont réalisées en français et l’autre en anglais. Au total, 34 demandes de subvention de production, 10 demandes de subvention de création et 1 demande de subvention de traduction ont été déposées. Depuis sa création, la Fondation Cole a financé la création de 34 pièces, la traduction de 32 pièces, la production de 90 pièces ainsi que divers ateliers et activités de sensibilisation. Un jury, composé de professionnels du théâtre montréalais francophones et anglophones, se prononce sur le choix des lauréats.

Le prochain appel de candidatures du programme Conversations interculturelles sera ouvert aux productions mises sur pied à compter du 1er mars 2017 pour la saison 2017-2018 et du 1er mars 2018 pour la saison 2018-2019. La date limite pour cette prochaine édition du programme est le 30 septembre 2016. Les compagnies de théâtre qui souhaitent poser leur candidature peuvent télécharger les documents à partir du site de la Fondation à colefoundation.ca/fr/communaute/formulaire-de-candidature.

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Pour obtenir une entrevue avec Barry Cole, président de la Fondation Cole, communiquez avec la responsable des relations avec les médias, Janis Kirshner, au 514 287-8912 ou à jkirshner@sympatico.ca.

À propos de la Fondation Cole
Établie à Montréal, la Fondation Cole est une fondation familiale privée créée en 1980 par feu J. N. (Jack) Cole, un homme d’affaires et philanthrope montréalais. La Fondation appuie la recherche dans le domaine de l’hématologie-oncologie pédiatrique, en plus d’administrer un programme de soutien aux initiatives communautaires. Le programme Conversations interculturelles / Intercultural Conversations est l’une des initiatives communautaires de la Fondation. Il est né de la commission Bouchard-Taylor, qui a reconnu le pluralisme de Montréal et la nécessité d’accroître le dialogue entre les communautés.

À propos de Barry Cole, président et chef du conseil de la Fondation Cole
Barry Cole a fait carrière pendant 30 ans dans la gestion des arts du spectacle, principalement en musique classique. Il a dirigé le Département des arts de la scène de l’Université Queen’s, à Kingston (Ontario), où il a mis sur pied un programme culturel pour la Ville et le campus universitaire. Il a aussi été responsable des subventions au Service de la musique du Conseil des arts du Canada, à Ottawa ; directeur général de l’Orchestre symphonique de Kitchener-Waterloo (Ontario) ; directeur administratif de la Royal and McPherson Theatres Society, à Victoria (Colombie-Britannique) ; et directeur du programme de théâtre du Centre Saidye-Bronfman des arts de la scène (aujourd’hui le Centre Segal), à Montréal (Québec).

Cette nouvelle à été publié sous Communiqués de presse le 24 mars 2016.